Bookmark and Share

John Paul II's Apostolic Visit to France

to Paris and Lisieux

30th May - 2nd June 1980

Pape Jean Paul II aux jeunes au Parc des Princes:

Je dirai donc d’abord: il y a deux ans que je suis Pape; plus de vingt ans que je suis évêque, et cependant le plus important pour moi demeure toujours le fait d’être prêtre. Le fait de pouvoir chaque jour célébrer l’Eucharistie. De pouvoir renouveler le propre sacrifice du Christ, en rendant en lui toutes choses au Père: le monde, l’humanité, et moi-même. C’est en cela, en effet, que consiste une juste dimension de l’Eucharistie. Et c’est pourquoi j’ai toujours vivant dans ma mémoire ce développement intérieur à la suite duquel “j’ai entendu” l’appel du Christ au sacerdoce. Ce “viens et suis-moi” particulier.

En vous confiant ceci, je vous invite à bien prêter l’oreille, chacun et chacune d’entre vous, à ces paroles évangéliques. C’est par là que se formera jusqu’au fond votre humanité, et que se définira la vocation chrétienne de chacun d’entre vous. Et peut-être à votre tour entendrez-vous aussi l’appel au sacerdoce ou à la vie religieuse. La France, jusqu’à il y a peu de temps encore, était riche de ces vocations. Elle a donné entre autres à l’Eglise tant de missionnaires et tant de religieuses missionnaires! Certainement, le Christ continue à parler sur les bords de la Seine, et Il adresse toujours le même appel. Ecoutez attentivement. Il faudra toujours qu’il y ait dans l’Eglise ceux qui “ont été choisis parmi les hommes”, ceux que le Christ établit, d’une manière particulière, “pour le bien des hommes” et qu’il envoie aux hommes. ...

Si vous me demandez par conséquent: “Que devons-nous faire dans l’Eglise, surtout nous, les jeunes?”, je vous répondrai: apprendre à connaître Christ. Constamment. Apprendre le Christ. En Lui se trouvent vraiment les trésors insondables de la sagesse et de la science. En Lui l’homme, sur lequel pèsent ses limites, ses vices, sa faiblesse et son péché, devient vraiment “l’homme nouveau”: il devient l’homme “pour les autres”, il devient aussi la gloire de Dieu, parce que la gloire de Dieu, comme l’a dit au deuxième siècle saint Irénée de Lyon, évêque et martyr, c’est “l’homme vivant”.

L’expérience de deux millénaires nous enseigne que dans cette œuvre fondamentale, la mission de tout le peuple de Dieu, il n’existe aucune différence essentielle entre l’homme et la femme. Chacun dans son genre, selon les caractéristiques spécifiques de la féminité et de la masculinité devient cet “homme nouveau”, c’est-à-dire cet homme “pour les autres”, et comme homme vivant il devient la gloire de Dieu. Si cela est vrai, tout comme il est vrai que l’Eglise, au sens hiérarchique, est dirigée par les successeurs des Apôtres et donc par les hommes, il est certainement d’autant plus vrai que, au sens charismatique, les femmes la “conduisent” tout autant, et peut-être encore plus: je vous invite à penser souvent à Marie, la Mère du Christ."

Click here to read all Pope John Paul II's words (which are in French, Italian, Portuguese & Spanish).